#E2-002 Décryptage de la langue des signes des arbitres

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Au basket, deux équipes s’opposent sur le terrain (à 5 ou à 3 selon la discipline). Mais comme dans bien d’autres sports, les matchs sont généralement dirigés par un arbitre au minimum. Dans la plupart des championnats, un duo d’arbitre régule les rencontres. Pour les plus hauts niveaux, il y a même une troisième personne pour compléter le corps arbitral.

Pendant les matchs de basket, l’arbitre peut communiquer avec les joueurs et les coachs pour expliquer leurs décisions ou bien pour calmer les esprits. Mais c’est bel et bien avec la table de marque que les arbitres échangent le plus. A travers des signes bien identifiables, les arbitres se font comprendre de tous… à partir du moment où l’on connaît leur langage !

A la fin de ce nouveau numéro d’entre-deux #E2, vous saurez différencier les divers coups de sifflet des arbitres. Vous ne vivrez plus les matchs de basket de la même façon ! Ne nous remerciez pas tout de suite, attendez encore quelques lignes  😅

L’arbitre, le maître du jeu

Contrairement au foot, au basket le temps est décompté. Lorsque l’arbitre siffle, le chronomètre s’arrête. Il n’existe donc pas de temps additionnel à la fin d’un match. Malgré tout, une rencontre ne peut se terminer par un match nul. Dans le cas où les deux équipes ne parviennent pas à se départager, il conviendra de jouer 5 minutes supplémentaires appelées simplement une “prolongation”. On jouera alors autant de prolongations que nécessaire.

Au cours du match, les arbitres communiquent constamment avec la table de marque. A cette table (située entre les deux bancs adverses), au moins deux personnes retranscrivent les faits de jeu à la fois sur ordinateur (e-marque), et sur le panneau d’affichage du gymnase.

Bien que les officiels de table de marque suivent attentivement le match, lors d’un panier, l’arbitre annonce la valeur de la réalisation.

L’arbitre, le maître du temps

L’arbitre régule les arrêts de jeu uniquement via son sifflet. Le chronométreur présent à la table de marque interagit avec les arbitres à chacun de leurs coups de sifflet.

Si vous observez attentivement la gestuelle de l’arbitre, lors que ce dernier siffle, il lève systématiquement le bras. Mais avez-vous remarqué sa main ?

Pierre, feuille… ciseaux

Lors d’une remise en jeu, l’arbitre lève la main, paume ouverte, pour avertir la table de marque que le ballon est donné au joueur pour reprendre la partie. Une fois le ballon touché par un autre joueur sur le terrain, l’arbitre abaisse son bras. C’est le signal pour que le chronométreur situé à la table de marque (ré)enclenche le chronomètre.


Feuille pour les violations

Une paume de main ouverte c’est également le signe qu’utilise les arbitres pour signaler une violation.

Mais qu’est ce donc qu’une violation au basket ?
Pour faire simple, tout fait de jeu (autre qu’une faute de joueur) nécessitant un arrêt de chronomètre est une violation.

Si l’arbitre relève une de ces violations, il siffle et lève son bras paume de main ouverte. Le chronomètre s’arrête, puis l’arbitre précise la nature de la violation par le geste correspondant au fait de jeu.

Les différentes violations

Les violations “simples” que même les plus néophytes peuvent apercevoir :

Ballon sorti

La plus simple de toutes les violations du basket. Le ballon est sorti, ou un joueur a marché sur une ligne de touche ou de fond. L’arbitre stoppe le jeu et remet le ballon à l’équipe adverse. Il pointe du doigt le panier vers lequel l’équipe qui gagne la possession est sensée attaquer.


Faute de pied

Au basket, le pieds servent à courir ou sauter, mais en aucun cas ils doivent toucher le ballon. En cas de jeu au pied, l’arbitre siffle la faute de pied et remet le ballon à l’équipe adverse du joueur qui a voulu jouer les Kylian Mbappé.


Retour en zone

Au basket on n’aime pas trop faire marche arrière. Une fois que le ballon est passé de la zone arrière à la zone avant d’attaque, il n’est pas sensé retourné en zone arrière. Si l’équipe qui attaque refait passer le ballon dans sa zone arrière, l’arbitre sanctionne, stoppe le chrono, et donne le ballon à l’équipe adverse.


Entre-deux

Le basket est tellement éloigné du rugby que si deux joueurs se disputent le ballon, l’arbitre siffle un entre-deux en levant les deux pouces en l’air. Il se réfère alors à la flèche d’alternance sur la table de marque pour savoir quelle équipe gagne la possession.


Les violations “basiques” mais qui font toujours débat sur un match :

Marcher

Malgré “l’ajout” d’un nouveau pas zéro dans les règles, si un joueur fait plus de 2 pas sans dribbler, l’arbitre peut siffler le changement de possession. Il annonce le marcher en faisant la moulinette avec ses mains.


Dribble irrégulier

Au basket rien de plus simple, on ne fait rebondir le ballon qu’à une seule main. Dans le cas contraire, on perd la balle pour dribble irrégulier.


Porter de balle

Dribbler ou faire rebondir le ballon, ne signifie pas porter le ballon entre deux dribbles. Si un joueur porte son ballon, il peut être sanctionné par l’arbitre et faire perdre le ballon à son équipe.


Les violations “logiques” où tu ne peux pas dire grand chose à l’arbitre :

24 secondes

Pour conserver un minimum de dynamisme dans le jeu, une équipe a 24 secondes pour tenter un tir. Passé ce délai si le ballon n’a pas touché le cercle, l’équipe qui attaque perd le ballon.


8 secondes

Toujours pour conserver de la dynamique dans le jeu, l’équipe qui attaque a 8 secondes pour passer de la zone arrière à sa zone avant. Autrement dit elle a 8 secondes maximum pour faire passer la ligne médiane au ballon. Si au terme de ce délai le ballon est toujours dans la moitié de terrain où l’équipe qui attaque est sensée défendre, cette dernière perd le ballon.


5 secondes

Lors d’une remise en jeu, le joueur a 5 secondes pour faire entrer le ballon sur le terrain. Passé le délai imparti, l’arbitre siffle une violation des 5 secondes et l’équipe perd la possession du ballon.


3 secondes

En attaque, un joueur ne peut rester plus de 3 secondes dans la raquette. Si l’arbitre relève l’infraction de “stationnement” (voire dans certains cas de plantage de tente), il siffle une violation des 3 secondes.


Et les fautes de joueurs dans tout ça ?

Pierre pour les fautes

Est-ce parce que les fautes ont plus d’impact au cours d’un match (une fois arrivé à 5 fautes, un joueur sort définitivement et ne peut plus jouer), que le signe exécuté par l’arbitre en cas de faute est différent de celui d’une simple violation de jeu ?
Toujours est-il que sans même connaître les autres gestes de l’arbitre, au premier coup de sifflet nous sommes en mesure de savoir si l’arbitre interrompt le match pour une faute ou une simple violation.

En effet alors que pour les violations, l’arbitre présente sa paume ouverte, pour une faute, il lève toujours son bras mais cette fois-ci avec le poing fermé.

On vous fait grâce des différents types de fautes que l’arbitre peut invoquer à la table de marque. L’essentiel est que vous compreniez que l’arbitre vient de siffler une faute et non une violation.

Malgré tout, nous allons nous arrêter sur 3 fautes bien particulières qui peuvent faire basculer un match.

Même dans les trois cas de figure suivants, rappelez-vous que l’arbitre stoppera quoiqu’il arrive le jeu de la même manière : coup de sifflet, bras levé avec poing fermé.


La faute technique

La technique est une faute… sans aucun contact avec un adversaire. Elle se définit comme une atteinte délibérée ou répétée au déroulement normal du jeu ainsi qu’à l’esprit de sportivité, de loyauté et de fair-play.


La faute antisportive

Il s’agit d’une faute personnelle qui selon le jugement de l’arbitre a été commise délibérément par le joueur sur son adversaire avec ou sans ballon et qui va à l’encontre de l’esprit du jeu.


La faute disqualifiante

Le summum de toutes les fautes. Une fois sifflée à l’encontre d’un joueur, ce dernier est exclu de la rencontre et doit rejoindre les vestiaires ou sortir de l’enceinte du gymnase. Si au cours d’un match, un même joueur est sanctionné de deux fautes dites graves (technique ou antisportive), il écope automatiquement d’une disqualifiante et subira les mêmes conséquences.


Une communication bien huilée entre arbitres et table de marque.

On récapitule l’arbitre siffle, le chronomètre s’arrête.
S’il lève le bras avec la main ouverte, le ballon revient à l’équipe qui attaque sur le panier ciblé par l’arbitre.
S’il lève le bras avec le poing fermé, il se dirige vers le rond central pour expliquer à la table de marque la faute qu’il a sifflé :

  1. il indique le numéro du joueur fautif (en pointant si besoin le banc de son équipe pour que le marqueur puisse savoir de quelle équipe il s’agit),
  2. il indique le type de faute (basique, technique, antisportive, disqualifiante)
  3. il précise si la faute induit une réparation (lancer-franc) ou non

Une fois les signes terminés par l’arbitre, c’est à la table de marque de terminer le dialogue. Le marqueur enregistre les informations transmises par l’arbitre sur la feuille de marque (électronique), puis indique aux coachs et au public, le nombre total de fautes du joueur fautif.
Avant la remise en jeu, les arbitres attendent le retour de la table de marque qui confirmera le bon enregistrement des informations.

Quand la table de marque s’y met !

Nous n’avons parlé jusqu’ici que de la communication dans le sens arbitre > table de marque. Mais au cours d’un match, la table de marque communique également aux arbitres via le buzzer (ou un sifflet) et des gestes pour des situations bien précises :

  • pour un souci technique : si par exemple l’information que les arbitres ont donné n’a pas été comprise, les officiels de table de marque peuvent alors rappeler l’arbitre pour obtenir plus de détails.

Temps-mort
  • pour un temps-mort demandé par un coach : encore une fois, dès que les faits de jeu le permettent, les officiels indiquent aux arbitres qu’un coach a demandé un temps-mort.
Changement de joueurs
  • pour un remplacement de joueurs : dès que la situation le permet, les officiels de table de marque indique aux arbitres qu’un changement de joueurs est à effectuer.

Toutefois, les arbitres restent seuls responsables du match. En cas d’erreur de chronométrage ou de score décelé, il leur revient de prendre les décisions adaptées et de les faire appliquer.
Il en va de même lorsque la table de marque interpelle le corps arbitral. Ce n’est qu’à la confirmation de la demande par l’arbitre, que les actions (changements ou temps morts) peuvent être effectuées.

Deux signes presque identiques pour deux faits bien différents

Attention à ne pas confondre, un temps-mort et une faute technique.

Les deux faits de jeu sont représentés par un T formé avec les deux mains. Cependant pour le temps-mort, seul l’index forme la base du T. Pour la faute technique la base du T est représentée par l’ensemble de la main.

Temps-mort
Faute technique

Alors, prêts pour votre prochain match de basket ?
Vous allez pouvoir frimer dans les gradins auprès des autres parents ! 😉

1 Comment

  1. Uriel dit :

    Wow bien huilé, c’est vrai qu’on constatant tous les arbitres sur la touche en NBA, bein je me demandais ce qu’il faisaient.

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