Le Président : Eric Patton

Age :
44 ans
Au club depuis :
1966
Principal trait de caractère : Volontaire
Meilleur souvenir de basket : sa montée en Nationale
4 avec l'ALM
Il aime : Bob Purkhiser,
Eric Cantonna et Shayna Twain
Il déteste : Ll'hypocrisie
Ses fiertés : Sa famille et sa "Boite"
Interview réalisée le 02/01/2004 par F. Desvaux:
• Quel est votre âge
ou date de naissance ? je suis né le 29 Septembre 1960,
ce qui me fait 43 ans
• Date de votre première licence ? 1966
• Avec quel club ? à Meyzieu
• Avez-vous joué ou signé pour d’autres
clubs ? En tant que joueur : j'étais à l’ALM
depuis le début jusqu’en 83/84, puis de 84 à 89 à
la Vigilante le Coteau, puis retour à Meyzieu en 89. J’ai aussi
été entraîneur dans d’autres clubs : l’équipe
réserve de Vaulx-en-Velin et Gerland en 89 et assistant en National
2 en 91-92.
• Vous jouiez à quel poste ? J’étais
meneur ou 2ème arrière, souvent attitré à la
défense sur le shooteur adverse, c’était mon truc :
s’il était abonné à 20 points par match, il fallait
qu’il n’en mette que 10. Je n’étais vraiment pas
un joueur d’attaque, mêm si j’étais assez adroit.
• Avez-vous un rôle particulier au sein du club ?
J’essaye d’en être le Président (Boutade)
• Quel est votre meilleur souvenir de Basket ? En
tant que joueur : le jour de la montée en Nationale 4 avec l’ALM,
sinon j’en ai plusieurs : en tant qu’entraîneur le jour
ou Laurent Ruffier m’a annoncé qu’il était pris
en équipe de France A’, en tant que Président, organiser
les 50 ans du club alors que mon Père était l’un des
fondateurs du club avec Jean Goyet, et beaucoup d’émotion quand
le premier gamin à entrer dans la salle était mon fils. Aussi
en tant que dirigeant, le tournoi d’Epagny l’année dernière
: le moment où tout le club chante ensemble, ç’est con
à dire, mais ça m’a retourné les tripes, et puis
aussi en tant que père la fierté de voir ma fille en sélection
du Rhône benjamine.
• Et le pire ? J’ai fait un ¼ d’heure
de coma conscient à la suite d’un mauvais coup dans la saison
Nationale 4 en 83/84 et qui m’a valu une double fracture de l’arcade
zygomatique…
• A part le basket, vous intéressez-vous à d’autres
sports ? Lesquels pratiquez-vous ou avez-vous pratiqué ?
Je m’intéresse à tous les sports : je suis un fou de
sport mécanique (j’ai pratiqué le trial en dilettante).
Mon gros regret c’est de ne pas avoir joué au rugby plus jeune.
• Avez-vous un projet personnel en dehors du basket ?
Dans ma vie il y a d’abord ma famille, mon boulot, et le basket. Le
boulot, j’aime aussi : j’ai été fonctionnaire
5 ans, et j’ai préféré de loin me mettre à
mon compte en 89. L’année 89 a été une grosse
année pour moi : c’est l’année ou je me suis marié,
mis à mon compte, et j’ai entraîné en Nationale
3.
• En dehors de Michael Jordan, avez-vous un joueur préféré
? Michael Jordan aurait été mon premier choix, mais
en dehors de lui Vince Carter, surnommé 'Air Canada' et Bob Purkhiser
: il était 2ème arrière à l’ASVEL du temps
de Alain Gilles, d’où mon surnom de ‘Bob’ que m’a
donné Laurent Ruffier et les cadets que j’entraînais
à cette époque. Cette équipe Cadets a sûrement
été une des meilleures équipes cadets du club.
• Côté boulot : vous faites quoi ? J’ai
une société qui fait de l’aménagement de véhicules
utilitaires, à Meyzieu et qui emploie actuellement 8 personnes.
• Dans la vie en général, quelle est votre plus
grande fierté ? Mes deux enfants et ma « Boite ».
• Quel est votre principal trait de caractère ?
La volonté. On me trouve parfois trop bon, mais c’est que je
trouve beaucoup de circonstances atténuantes aux gens, ce qui n’est
pas toujours une bonne chose.
• Quel est votre principal défaut ? L’impulsivité
: j’en suis conscient et j’y travaille. L’entêtement
aussi, qui est simplement une déviance de la volonté. Je suis
aussi beaucoup stressé, et le défaut c’est que je communique
mon stress à mon entourage : ma femme en sait quelque chose.
• Quelle qualité humaine appréciez-vous le plus
chez les autres ? L’honnêteté, la franchise
et la volonté (et non l’ambition, qui est nécessaire,
mais parfois négative).
• Que détestez-vous par-dessus tout ? l’hypocrisie,
c’est quelque chose que je ne peux pas supporter.
• Si vous deviez changer une chose d’un coup de baguette
magique dans votre physique, ce serait … ? Sans hésiter
: mon nez : 4 fractures, ça laisse des traces !
• Si vous pouviez être un personnage célèbre,
ce serait qui ? Je n’ai pas spécialement de héros
imaginaire ni de modèle, mais je citerai Eric Cantonna : on aime
ou on aime pas son caractère : moi j’aime. J’aime bien
son parcours et son franc-parler, même si ce n’est pas toujours
bien perçu. Tout ce qu’il a fait, il l'a plutôt bien
réussi, que ce soit sa carrière de footballeur, au cinéma
ou plus récemment le prise en main de l’équipe de France
de Beach-Foot.
• Dans la vie réelle, quel est votre héros ou
la personne que vous admirez le plus ? J’ai énormément
d’admiration pour mon Grand-père paternel, et je regrette beaucoup
qu’il n’ai pas connu mes enfants. C’était une personne
qui avait des valeurs. En dehors de ça, bien sûr il y a ma
femme, qui me supporte 24h sur 24, et pour ça elle mérite
toute mon admiration.
• Avez-vous un moteur ou une motivation particulière
pour avancer ? Mon moteur, c’est le lendemain : je veux toujours
l’améliorer pour qu’il soit meilleur : je suis exigeant
avec moi-même, je me remets en cause, c’est ça qui me
fait avancer.
• Quand vous avez du temps de libre (donc en dehors du basket),
quelle est votre occupation préférée ? Le
bricolage : il faut toujours que je fasse quelque chose. J’aime bien
passer du temps à jouer à la PS2 avec mes gamins, J’ai
quelques bons DVD, mais j'adore zapper. Sûrement bientôt aller
faire des tours en Jeep : je vais début Avril à la vente aux
enchères de l’armée Suisse pour essayer d’y trouver
une vraie Jeep Willis.
• Quelles sont les fautes ou les défauts des autres
qui vous inspirent le plus d’indulgence ? Le pouvoir décisionnel
mal employé, si le décideur n’avait pas toutes les cartes
en main au moment de prendre sa décision.
• Quel est votre style de musique ou vos artistes musicaux
préférés ? Queen, Scorpions (des groupes de
ma jeunesse, je suis un gros nostalgique), Elton John. Actuellement je trouve
la musique superficielle, mais j’aime bien Shayna Twain.
• Au niveau du club : qu’est-ce qui, à votre
avis, différencie l’ALM des autres clubs de la région
? Sans prétention, c’est l’accent qu’on
met sur la formation, et l’avantage d’avoir un grand nombre
d’entraîneurs volontaires du club : c’est le signe que
ces gens se sentent bien au club et que le maillot représente quelque
chose pour eux. Je trouve aussi que la convivialité est une marque
du club, et ça j’aime bien, et c’est pour ça que
je reste souvent les samedi après midi au Gymnase.
• Qu’est-ce qui vous ferait éventuellement signer
ailleurs ? Franchement pour le moment rien. Même si mes enfants
quittaient le club pour jouer à un meilleur niveau ailleurs, je resterai
ici si les adhérents veulent encore de moi, parce que c’est
mon club, c’est ici que j’ai appris beaucoup de chose : je crois
que c’est quelque chose que je dois au club pour tout ce qu’il
m’a donné.
• Quels sont à votre avis le point fort et le point
faible du club ? Les plus : la formation des jeunes et ce qui est
en train de se mettre en place grâce à l’aide précieuse
de Philippe Roux et de tout le staff technique, la valeur de nos entraîneurs,
avec Martine et Kiki en tête. Dans ce style, le travail réalisé
dans les CEC (Centre d'Entrainement Club) est très représentatif
: pour moi rentrer dans un gymnase et voir 40 gamins en formation individuelle,
c'est beau !
Les moins : le fait qu’on arrive pas à monter avec les Seniors
garçons, ça me chiffonne. Notre manque d’agressivité
au niveau du recrutement des jeunes. Le manque de disponibilité de
salles, c’est aussi évident.
• En tant que Président, avez-vous une stratégie
ou des objectifs particuliers ? On va essayer de faire cette année
un tournoi à vocation internationale regroupant toutes les équipes
jeunes, sous la houlette de Pierre Tourvielle. Faire reconnaître le
niveau de notre école de basket par le biais de la labellisation.
L’ALM n’est pas un club de mercenaires. C’est un gros
travail pour Sylvie (ma femme), Philippe Roux, Philippe Mermet, et les entraîneurs
de l’école de basket.
--- Fin de l'interview
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